Suites opératoires

La hanche est une articulation profonde, dont la dégradation mécanique peut survenir précocement dans la vie, à la faveur de facteurs de risque tels que la pratique sportive (sports de combat, sports collectifs, danse), un traumatisme ou à la suite d’une pathologie de l’enfance parfois congénitale.

Les suites immédiates

Quelques heures après l’intervention, l’opéré est en mesure de réaliser ses premiers pas à l’aide du kinésithérapeute de la clinique. L’usage des deux cannes est nécessaire au début afin de stabiliser la marche et éviter les pertes d’équilibre. Le médecin anesthésiste prescrit en systématique les médicaments anti-douleurs pendant 2 semaines associés aux anti-inflammatoires. Des injections d’anti-coagulants sont nécessaires pendant quelques jours afin de limiter le risque de phlébite. Enfin, l’usage de la vessie de glace permet de limiter les hématomes post-opératoires. La rééducation chez un kinésithérapeute de ville doit être très douce au début. Elle consiste à travailler sur les douleurs opératoires, réaliser des drainages et massages pour traiter les oedèmes et hématomes classiques. L’entretien articulaire et musculaire doit toujours respecter le seuil de la douleur. La rééducation doit ainsi accompagner la récupération naturelle de la hanche opérée.

La guérison

La cicatrisation des tissus est à prévoir sur 3 mois en général. Cependant la récupération sportive est plus longue. La reprise de la compétition n’est pas envisageable avant 9 à 12 mois d’après notre expérience et les publications scientifiques. Les symptômes vont régresser progressivement sur cette période qui peut nécessiter un accompagnement par des cures courtes d’anti-inflammatoires.

En savoir plus
sur l’arthroscopie de la hanche

Commentaires