Ma prothèse de hanche sur mesure

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Prothèse de hanche sur mesure

La prothèse sur mesure est un modèle unique conçu et réalisé pour s'adapter à l'anatomie de la hanche opérée.

Un scanner est réalisé, suivi d'une reconstruction de la hanche en 3D. Les dimensions, la forme et l'orientation de la prothèse fémorale sont déterminées par une équipe d'ingénieurs, de techniciens et de chirurgiens pour répondre au cahier des charge (adaptation anatomique et résistance mécanique). La prothèse est forgée dans un bloc de titane puis usinée par une machine cinq axes, à Yverdon (Suisse) dans les ateliers des usines Symbios. Le traitement de surface de l'implant permettra à la fixation osseuse biologique de lui assurer une grande durée de vie.

L'opération chirurgicale est réalisée par voie antérieure, sans aucune section musculaire. L'incision est réalisée en avant de la hanche, puis les muscles sont écartés et la tête fémorale usée est détruite par fraisage et aspirée. Les implants sont fixés sans ciment grâce à une tenue mécanique immédiate. En fin d'intervention, les muscles reprennent leur position normale, permettant une reprise rapide des activités. L'hospitalisation est de cinq nuits.

Technique de référence, la prothèse sur mesure est indiquée lorsque la prothèse conventionnelle est inadaptée : trouble de l'orientation du col fémoral (coxa vara, coxa valga, antéversion ou rétroversion), malformation de la diaphyse fémorale, malformation articulaire globale... Les patients aux dimensions extrêmes peuvent en bénéficier. Enfin, la prothèse sur mesure est la référence en terme de qualité de reconstruction articulaire pour les patients jeunes et sportifs.

2D, 3D ou sur mesure ?

La planification opératoire d'une prothèse totale de hanche sur des radiographies 2D a montré ses limites :
- D'une part, il est impossible de connaître les dimensions exactes de l'articulation (agrandissement radiologique inconnu) ;
- D'autre part, la torsion de la hanche (orientation du col fémoral) est inconnue.

La planification 3D sur scanner apporte une réponse à ces deux problèmes, ce qui offre plusieurs avantages directs :
- Prédiction du déroulement opératoire ;
- Rétablissement précis de la longueur du membre ;
- Rétablissement précis des rotations de la hanche.
La scanner permet de plus au chirurgien de localiser les muscles de la hanche avant l'intervention, et donc de positionner son incision exactement dans l'espace inter-musculaire (voie antérieure sans aucune section de muscle).

Le 3D permet enfin d'opter pour une prothèse sur mesure si les mensurations et l'orientation de la hanche à opérer s'éloignent visiblement trop des possibilités de reconstruction avec prothèse de série. La procédure sécurise ainsi le geste opératoire en réduisant les aléas mécaniques.

Combien coûte une prothèse sur mesure ?

La conception et la réalisation d'une prothèse de hanche sur mesure est une technologie de pointe nécessitant l'expertise d'une équipe médico-industrielle hyper spécialisée.

Le process de fabrication comprend une analyse 3D de la hanche par le chirurgien, avec le positionnement des repères ostéo-articulaires permettant d'effectuer les mensurations du versant acétabulaire et du versant fémoral. Nous planifions nous même la position de nouveau centre de rotation de votre hanche en fonction du diamètre de la cupule et de la qualité des appuis osseux.

Le dossier est transmis aux ingénieurs de la Société Symbios, à Yverdon (Suisse) pour la réalisation d'une première proposition de design de l'implant personnalisé. Aux termes d'échanges et de modifications éventuelles, le design est validé puis la prothèse est mise en fabrication.

Le surcoût par rapport à une prothèse classique est variable, de l'ordre de 1500 euro environ.


Le suivi de ma prothèse de hanche

Le remplacement de la hanche par une prothèse totale est une intervention radicale : la prothèse accompagne l'opéré durant le reste de sa vie. Pour un sujet jeune, il s'agit donc d'un défi contre le temps et l'usure, d'autant plus que son activité professionnelle et sportive est intense.

En pratique, il est impératif de surveiller chaque prothèse de hanche, à vie. Le rythme de la surveillance peut être annuel, ou tous les deux à trois ans, mais ne doit pas être trop espacé. Une radiographie doit être réalisée selon plusieurs incidences, et interprétée par le chirurgien qui a posé l'implant. Un examen clinique complémentaire permet de s'assurer du bon fonctionnement de la prothèse et de l'absence d'usure. Si une usure apparaît, elle doit être surveillée étroitement pour décider du changement de la partie concernée.

Ne pas surveiller sa prothèse de hanche par des radiographies régulières auprès d'un chirurgien compétent est un comportement irresponsable pouvant conduire à des répercussions graves parfois irréversibles. En effet, lorsqu'une usure de prothèse avancée est ignorée, elle conduit à une destruction osseuse progressive. La situation peut aboutir à un descellement des implants et à une disparition de l'os (ostéolyse). Alors qu'un simple changement des pièces d'usure aurait été possible quelques années plus tôt, il faut alors envisager une chirurgie lourde de reconstruction et greffe osseuse avec des risques plus importants et des résultats moins bons.

Maîtriser les risques opératoires

Il est légitime de se préoccuper du risque opératoire lorsqu'on va bénéficier d'une intervention de prothèse de hanche. L'information de l'opéré contribue de façon positive à réduire le taux de complication globale car le patient devient acteur des soins.

Avant l'opération, il faut traiter toute infection active ou latente de l'organisme (infection dentaire, ORL, digestive, urinaire). Une consultation dentaire est ainsi recommandée. En fonction des facteurs de risque, une consultation cardiologique avec électrocardiogramme est souhaitable. Le bilan biologique complet est systématique. La consultation chirurgicale et anesthésique pré-opératoire permet d'identifier les risques et de les prévenir.

Après l'opération, il faut respecter les prescriptions d'anticoagulants et participer activement à la rééducation (bouger, marcher, contracter ses muscles) afin de limiter le risque de thrombose veineuse. Mes patients n'ont pas de mouvement interdit, mais des mesures élémentaires de sécurité doivent être prises pour limiter le risque de chute post-opératoire (attention au sol glissant, aux obstacles et au chaussage inadapté). Les soins de la plaie opératoire sont confiés à un infirmier pour limiter le risque de contamination du site opératoire.

Enfin, l'opéré et son entourage doivent signaler tout symptôme anormal tel que : fièvre, écoulement de la plaie, difficulté respiratoire, douleur thoracique ou du mollet, difficulté à uriner, bruit dans la hanche. Etre joignable 24 heures sur 24 dans les suites opératoires fait partie d'un service chirurgical de qualité que mon équipe garantit.